"Ici en Provence l'expression" pépettes" désigne des jeunes femmes un peu impertinentes dans le sens effrontées du terme c'est à dire qu'elles ne se laissent "pas faire" ni "conter" comme on dit ! C'est ce regard vif sur la vie, cette curiosité en tout qui peut définir l'équipe des Blogeuses de PPP. C'est pour cela qu'elles sont devenues les PPP'ETTES."
Olivier Baussan

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Qu’est ce que le goût ?

D’après Hervé This, « si le goût est effectivement la sensation perçue dans la cavité buccale, ce n’est pas le goût qui permet de percevoir les saveurs, puisque le goût est une sensation comme les saveurs »

Les sensations qui composent le goût sont :

- la couleur, déterminant l’appréciation de l’aliment.
- le toucher.
- l’odeur, plus les molécules aromatiques sont volatiles, plus les cellules réceptives du nez sont réceptives. L’arôme est une sensation donnée par une molécule ayant des propriétés aromatiques.

Dans la bouche, les molécules des aliments passent dans la salive et se lient à d’autres molécules appelées récepteurs se trouvant à la surface de cellules spéciales de la cavité buccale. Ces molécules sapides donnent la sensation de saveur. Les molécules portant les récepteurs des molécules sapides sont regroupées en papilles (petites zones rondes sur la langue).
L’aliment, mâché et chauffé par la mastication, dégage des molécules aromatiques qui remontent vers le nez par l’arrière de la bouche via les fosses rétro nasales qui détectent les arômes.
D’autres molécules stimulent les cellules signalant chaleur ou douleur, c’est la sensation de piquant, d’autres des caractéristiques mécaniques : le dur, le mou, le gras, le mouillé.

L’ensemble des sensations gustatives (saveur), olfactives (odeurs et arômes), mécaniques (dur, mou), thermiques (chaud, froid), ou autres (astringent, métallique…) forment le goût qui est interprété par le cerveau capable d’associer des qualités d’après les expériences individuelles ou sociales.

Tous les aliments ont du goût, plus ou moins selon que la concentration en molécules aromatiques ou sapides est élevée. L’ennui naît de l’uniformité.
 

Source : http://www.slowfood.fr/

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Education du goût

L’éducation au goût est une des principales priorités de Slow Food. Sa finalité est d’éduquer les adultes et leurs enfants à être davantage sensibles au vrai goût des aliments pour qu’ensuite ils choisissent de manger des aliments « bons » à manger c'est-à-dire bons au goût et bon pour la santé.

Il y a urgence car des statistiques récentes nous apprennent que la génération de jeunes qui arrivent à l’âge adulte est « déculturée » sur le plan gastronomique. En effet, il n’y a plus transmission des recettes par les mères et les préférences gustatives vont vers une gastronomie vite faite et qui privilégie davantage la traçabilité alimentaire que le goût des aliments.

Cependant on s’aperçoit que les enfants dont les parents ont été soucieux de leur faire découvrir une cuisine variée, faite maison, originale, ont un goût davantage développé et beaucoup moins de préférence pour les fast food et tout ce qui attire la majorité des enfants, et une plus grande curiosité pour des goûts nouveaux. Il ne faut pas oublier que le goût se façonne en mangeant et que les bases d’une formation sensorielle : savoir goûter et juger, comme d’une culture alimentaire : savoir cuisiner, se forgent en pratiquant et en savourant.

Qui mieux que les parents et les grands parents peuvent donner cette éducation ? Les cuisiniers l’avouent souvent : c’est la cuisine de leurs grand-mère ou de leur mère qui leur a donné l’envie et le goût de faire la cuisine.

Source : http://www.slowfood.fr/

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Rôti de porc fermier

Pour 2 grosses faims :

- 1 petit rôti de porc fermier (300-400g)

- 4 c. à soupe d’huile d’olive « fruité vert » Les Olivettes de Lure

- 2 échalotes

- 1 verre de vin blanc provençal

- 1/2 boîte de tomate mondée

- 4 carottes

- 2 gousses d’ail

- 2 c. à soupe de pulpe d’olive

- 1c. à soupe de sésame

- 3 branches de romarin

- 1 c. à soupe de gros sel

huile olive fruite vert moulin olivette

 

En cuisine :

Dans une cocotte, faire revenir le rôti avec 2 c. à soupe d’huile d’olive. Ajouter les échalotes émincées et laisser dorer quelques minutes.

Verser le vin blanc, incorporer les tomates coupées en 4 et les carottes en rondelles.

Dans un mortier, écraser au pilon l’ail, le sésame, le gros sel, les 2 cuillers d’huile d’olive restantes , le romarin et la pulpe d’olive pour former une pâte.

Napper le dessus du rôti, couvrir et enfourner 25 minutes à 180°.

 

 

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« Bio » ça veut aussi dire « écolo » ?

produit biologique et production label qualité



Produire bio, c’est cher !
Pour un petit producteur, faire le choix de récolter sans polluer coûte plus cher : le rendement des surfaces est plus faible, la main d’oeuvre plus importante, le matériel agricole différent.
De plus, saviez-vous que le coût de la certification « Agriculture Biologique » est à la charge du producteur ? Les frais annuels de certification par les organismes indépendants peuvent atteindre 1000€ par exploitation !

Produire bio est une chose, mais vendre sa production bio en est une autre, c’est cette différence qui conduit de plus en plus d’agriculteurs à sortir du label même s’ils continuent de travailler dans le respect de leur terre.
Et nombreux sont ceux qui produisent bio mais ne vendent pas sous le label AB. Ceux-ci refusent en effet de devoir payer pour prouver qu’ils préservent par leur mode d’agriculture la nature et la santé publique.
Une réalité déconcertante qui montre combien l’agriculture biologique dépasse les considérations économiques, et relève aussi d’une démarche citoyenne. Hier, j’ai été interpellée par la provenance de l’ail bio chez Monoprix : il vient... d’Argentine !

Incroyable mais vrai, ces têtes d’ail coûtent bien moins cher que si elles arrivaient de la ferme d’à côté ! On oublie parfois à vouloir acheter « tout bio » que l’importation de ces produits de pays lointains occasionne une forte pollution (un avion ou un bateau + un camion pour les acheminer...) et l’on n’est pas certain que les conditions de travail des salariés à l’étranger aient quoi que ce soit d’équitable...

Essayons de choisir bio, mais avant tout local ! Cela permet aux producteurs français de faire face à cette rude concurrence, l’impact écologique est moindre, et la saveur reste fraîche et préservée !

Sources : http://www.eco-citoyen.org/

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Grenadins de veau à la sauge

Emplettes pour 4 :

- 4 grenadins de veau

- 6 feuilles de sauge

- 4c. à soupe d’huile d’olive « fruité mûr » (Le moulin de Piétourouze, de Sainte Tulle. Une huile onctueuse, aux notes d’amande et de beurre frais...)

- 1/2 verre de vin blanc provençal

- 1c. à soupe de miel

- 1 échalote

- sel, poivre fraîchement moulu


 
En cuisine :

Faire mariner les grenadins dans une potion : l’huile d’olive, la sauge ciselée, le vin blanc, l’échalote et le poivre.
Faire dorer la viande à feu moyen, environ 3 minutes de chaque côté.
Déglacer avec le miel pour obtenir une fine coque caramélisée.
Servir sans attendre, avec des petits pois fraîchement écrasés...

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Les bienfaits de l'huile d'olive

L'huile d'olive et la santé

Les habitudes alimentaires des habitants des pays développés connaissent ces dernières années un profond bouleversement. Notre activité étant toujours plus sédentaire et à la fois stressante, les aliments consommables sont plus abondants que ce dont nous avons besoin.
Les nouvelles habitudes alimentaires s’appuient sur une diète riche en graisses (saturées et polyinsaturées), riche en cholestérol et en protéines d’origine animale, et pauvre en fibres et en carbohydrates complexes.
L’alimentation de la plupart des habitants des pays développés se caractérise par un excès de calories, une déficience en vitamines, minéraux et fibres, ainsi que par un déséquilibre nutritionnel, qui explique la hausse de maladies chroniques comme les pathologies cardiaques, le diabète et le cancer. La solution serait d’adopter une diète saine, comme l’est la diète méditerranéenne classique, à la fois nutritive et agréable.


LES CARACTÉRISTIQUES DE LA DIÈTE MÉDITERRANÉENNE

Il est scientifiquement démontré et universellement reconnu que la diète méditerranéenne (régime crétois) est la plus saine au monde.
Caractéristiques de la diète méditerranéenne : abondante consommation de produits végétaux (pâtes, pain, légumes, salades, légumes secs et fruits, frais ou séchés), d’Huile d’Olive comme principale source de lipides, et de poisson, volailles, produits laitiers et œufs ; consommation modérée de viande rouge et de vin pendant les repas.

L’Huile d’Olive, la graisse monoinsaturée la plus consommée dans le monde, a régné dans le bassin méditerranéen pendant des milliers d’années. Non seulement son goût est excellent mais encore il a été démontré qu’une diète basée sur l’huile d’olive est à mettre directement en rapport avec une espérance de vie prolongée et une diminution des maladies liées en grande partie aux mauvaises habitudes culinaires occidentales.


LES PROPRIÉTÉS DE L’HUILE D’OLIVE

Ces dernières années, les scientifiques se sont penchés sur les vertus de la diète méditerranéenne et en particulier sur l’huile d’olive. Des examens plus approfondis ont révélé que ce liquide ancestral est plus qu’une simple source de graisse monoinsaturée. Il constitue également une source abondante d’antioxydants.
Les antioxydants aident à prévenir les dommages causés aux tissus corporels par certaines molécules appelées "radicaux libres". Le corps produit ces radicaux libres parce qu’il a besoin d’oxygène et leur quantité augmente au fur et à mesure que nous vieillissons.
Les radicaux libres ont été mis en cause dans les maladies cardiaques, le cancer et le vieillissement. Bien que le corps produise ses propres antioxydants, les aliments dont nous nous nourrissons en fournissent également.
L’huile tirée de ce fruit qu’est l’olive contient une large gamme d’antioxydants précieux qui ne se retrouvent pas dans les autres huiles.


UNE MEILLEURE SANTÉ

Le rôle des antioxydants sur l’état des artères est fondamental. Les lipoprotéines de faible densité (LDL) ou mauvais cholestérol ne sont réellement nocives que lorsqu’elles s’oxydent.
Dans ce cas, des particules se forment pour créer une plaque qui s’épaissit et menace dangereusement de bloquer les artères. L’huile d’olive, en tant qu’antioxydant naturel, aide à empêcher cette oxydation.
D’importants antioxydants sont également apportés par les végétaux mais les nutritionnistes doivent d’abord obtenir que les gens en consomment.
Pour cela, ils doivent être savoureux. La cuisine méditerranéenne rend les légumes attirants en les assaisonnant avec de l’huile d’olive, du jus de citron, de l’ail et des herbes aromatiques et ceci explique pourquoi, dans les pays méditerranéens, les gens prennent plaisir à consommer de grandes quantités de végétaux tous les jours.
Des travaux successifs ont révélé que les graisses monoinsaturées sont meilleures que les polyinsaturées car elles réduisent les lipoprotéines de faible densité (LDL ou mauvais cholestérol), sans nuire aux lipoprotéines de haute densité (HDL ou bon cholestérol) qui sont protectrices. Outre l’effet bénéfique de l’huile d’olive dans la réduction des LDL, l’acide oléique est également réputé pour réduire la formation de caillots de sang dans les artères. Les vertus de l’huile d’olive vont au-delà de la protection contre les maladies cardiovasculaires.

Certains antioxydants appelés "polyphénols", présents dans l’huile d’olive, sont aptes à détruire des substances qui gouvernent la prolifération de cellules cancérigènes. Naturellement, la recherche doit se poursuivre pour expliquer ce phénomène de protection mais les faits sont là : dans les pays méditerranéens, les femmes souffrent moins de cancer du sein que dans des pays comme les Etats-Unis ou l’Australie, où leur taux est très élevé.

L’huile d’olive joue aussi un grand rôle dans le diabète. La science a démontré que les personnes qui utilisent de l’huile d’olive contrôlent mieux leur diabète et présentent des taux réduits de certaines graisses dans le sang, si nous comparons leur diète avec celle riche en hydrates de carbone qui est normalement recommandée pour ce type de diabète.
L’huile d’olive exerce un effet protecteur incontesté sur le métabolisme, les artères, l’estomac et la bile. Elle encourage la croissance pendant l’enfance et allonge l’espérance de vie des personnes âgées. Son impact est unique sur les lipides du sérum sanguin.

En outre, l’huile d’olive semble avoir un effet cholagogue (expulsion de la bile) et un effet thérapeutique sur les ulcères peptiques.

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« À l’ombre de l’olivier enfant »

Renseignements :

Ecomusée - Annick Darques
Tél. 04 92 72 66 91

Email : ecomusee-olivier@orange.fr

Site internet : www.ecomusee-olivier.com

Ouverture : du lundi au vendredi de 10 heures à 12 h 30 et de 14 à 18 heures et samedi de 14 à 18 heures / juillet et août ouvert aussi le dimanche de 14 à 18 heures.

Mise en œuvre par Constanza Ferrini, présidente de l’association culturelle internationale « all’ombra del mediterraneo », cette exposition se déroulera à l’Ecomusée L’Olivier, le don de la Méditerranée (Volx, Haute-Provence) du 7 mai au 30 septembre 2010.

L’exposition se compose des œuvres suivantes :

- À l’ombre de l’olivier enfant (installation) est une ombre, comme le dit son titre, une ombre sur un miroir blanc, une toile où rebondissent avec le vent toutes les histoires, les poèmes…

- L’atelier Autres oliviers (installation de toiles peintes). L’atelier a été conduit dans l’olivette géré par une coopérative de personnes ayant des problèmes psychiatriques et qui ont ramené à la vie, avec leurs soins, des oliviers brûlés dans un incendie il y a quelques années. Les toiles sont le résultat de l’envie de représenter l’olivier que chacun avait choisi à l’état de son départ ou bien comme il aurait souhaité qu’il devienne après ses propres soins.

- B.a.ba de l’olivier (installation de Costanza Ferrini). Les fragments d’un pot en argile comme celui qui pourrait contenir l’olivier enfant sont les éléments constitutifs et primaires d’un entier recomposé. Les mots peints sur ces fragments témoignent, dans leurs ensemble, de l’existence d’une langue franche de l’olivier en Méditerranée. Les signes et les mots peints sont le b.a.ba d’une culture et d’un langage pluriel depuis le début.

- La statue de la déesse de l’olivier (Jora), dans sa forme double suspendue entre la terre et la mer, elle engendre une réflexion sur la condition de la femme par rapport à l’olivier en Méditerranée, déesse Vacuna d’un côté et ramasseuse exploitée de l’autre.

- Rage suspendue (Jora) un animal prêt à combattre, les armes effilées comme les pinces d’une mante religieuse ou le cauchemar d’une âme écorchée qui se cache dans la suspension ? Les muscles dans les deux cas sont tendus. Perceptible est l’attente qui précède la lutte pour l’affirmation de sa propre présence au monde. Les invisibles semblent n’avoir même plus de terre sur laquelle se poser.

Deux autres installations qui ne font pas partie de l’Ombre de l’olivier enfant mais qui sortent d’un humus commun, de même approche à l’art en olivette sont Passages (Installation de Marco Crivellin, photo et Jora, sculptures et chapelets) et Sonata pour mille ans (Installation par Franscesco Fagnani).

Vendredi 7 mai à 17 h 30: Conférence avec Costanza Ferrini « Biodiversité de l’olivier enfant : artistes et oléiculteurs en Méditerranée ».

Inauguration : vendredi 7 mai à 19 heures (après la conférence).

 Avec le soutien du Conseil Général des Alpes de Haute-Provence dans le cadre de la manifestation L'ART DE MAI 2010.

Plus de renseignements sur : www.cg04.fr/culture-sport-tourisme/culture/index.html

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Un boulanger à croquer...

de la farine tradition pour un pain à l'ancienne par gontran cherrier

 
PPP a rencontré Gontran Cherrier lors du premier rendez-vous The Cooks de la saison chez La Favela Chic. Et ce fût le coup de foudre !

Comme j’aime bien pétrir de bonnes miches à la maison, j’ai très envie de compulser son recueil.
Le goût de la pâte crue piquée du doigt dans le pétrin, l’odeur de la croûte chaude dans le four à bois... J’ai envie de retrouver ces douces émanations, comme si je replongeais dans la boulangerie de mon enfance

Note de l’éditeur :
Gontran met la main à la pâte ! Baguettes, brioches, croissants, fougasses, galettes, naans, pain au cidre, au cumin, aux noix, aux figues ou au pavot... Des pains traditionnels aux pains du monde, sans oublier la viennoiserie. Gontran, boulanger de père en fils, vous fait découvrir son pain à savourer à tous vos moments gourmands de la journée : du petit-déjeuner au dîner, en passant par le goûter et l'apéro.
Pour réussir à coup sûr et embaumer votre maison de la bonne odeur de pain chaud, vous trouverez dans ce livre magnifiquement illustré : 80 recettes à faire à la main ou à la machine. Un mode d'emploi en image du pétrissage. Des petits plats au pain pour ne pas perdre les restes et continuer la dégustation.


Toute l’actualité de Gontran sur :  www.gontran-cherrier.com

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Les labels

Si toutes les huiles d’olive PPP ne sont pas labellisées « bio », les producteurs ont en revanche fait le choix d’une agriculture raisonnée.

Qu'est-ce que l'agriculture raisonnée ?
L'agriculture raisonnée correspond à des démarches globales de gestion de l'exploitation qui visent, au-delà du respect de la réglementation, à renforcer les impacts positifs des pratiques agricoles sur l'environnement et à en réduire les effets négatifs, sans remettre en cause la rentabilité économique des exploitations.
Depuis le 10 mai 2001, l’agriculture raisonnée bénéficie d’un cadre légal clair précisé dans l’article L.640 3 du Code Rural. Le Décret n° 2002-631 paru au  Journal officiel du 28 Avril 2002 définit l’agriculture raisonnée comme suit : « Les modes de production raisonnés en agriculture consistent en la mise en œuvre, par l’exploitant agricole sur l’ensemble de l’exploitation dans une approche globale de celle-ci, de moyens techniques et de pratiques agricoles conformes aux exigences du référentiel de l’agriculture raisonnée.
Le référentiel porte sur le respect de l’environnement, la maîtrise des risques sanitaires, la santé et la sécurité au travail et le bien-être des animaux ».


L’Agriculture Raisonnée a-t-elle un cahier des charges reconnu
?
Oui. Depuis le printemps 2002, décrets et arrêtés parus au Journal officiel ont officialisé le contenu de la démarche et le dispositif de qualification.
Le Référentiel national de l'Agriculture Raisonnée (qui a fait l’objet d’un arrêté du 30 avril 2002) constitue un cahier des charges reconnu et précis. Ce Référentiel comporte 98 exigences nationales concernant la gestion de l’exploitation et les modes de productions végétales et animales.
Ces exigences s’articulent autour de quatorze thèmes : connaissance de l’exploitation et de son environnement, traçabilité des pratiques, santé et sécurité au travail, gestion des sols, fertilisation minérale et organique, protection des cultures, irrigation, identification des animaux, santé des animaux, alimentation des animaux, bien-être des animaux, hygiène, gestion des déchets de l’exploitation, paysages et biodiversité.
Ce référentiel fait l’objet d’examens réguliers par la CNAR (Commission nationale de l’agriculture raisonnée et de qualification des exploitations) qui a également réalisé un document explicatif « le Guide d’interprétation du référentiel » pour en faciliter la compréhension. Il sera complété par des exigences territoriales définies par les CRAR (Commissions régionales de l’agriculture raisonnée et de qualification des exploitations) pour répondre aux problématiques locales.


L’Agriculture Raisonnée est-elle contrôlée ? Quelles garanties et quelle information pour les consommateurs ?
Oui. La qualification des exploitations au titre de l’Agriculture Raisonnée est délivrée aux producteurs qui respectent le Référentiel national de l'Agriculture Raisonnée.
Selon le décret du 25/04/02, la qualification est attribuée sur décision d'un Organisme Certificateur, après un audit sur l’exploitation. Elle est valable 5 ans. Durant cette période, chaque exploitation qualifiée fera l’objet d’un audit de surveillance. Les organismes certificateurs sont agréés par les pouvoirs publics sur la base de garanties d'impartialité et d'indépendance et de justification de leur compétence et de l'efficacité de leur contrôle.
Seuls les produits provenant d'exploitations qualifiées pourront porter la mention "produit issu d'une exploitation qualifiée au titre de l'Agriculture Raisonnée". Pour la protection des consommateurs comme pour celle des producteurs, c'est la seule mention autorisée.
Elle ne peut accompagner que des produits dont la traçabilité est certaine de la production au consommateur. En orientant leur acte d’achat vers les produits issus d’exploitations qualifiées, les consommateurs participeront à une démarche éthique de protection de l’environnement, de sécurité sanitaire, de santé au travail et de bien-être animal ; une démarche de développement durable…


Quelle différence entre Agriculture Raisonnée et Intégrée ?
Le vocable "Agriculture Raisonnée" est la traduction française du concept "Integrated Farming" (Agriculture Intégrée) des Anglo-Saxons.
Ce concept insiste sur l’importance d’une approche globale de l’exploitation agricole, intégrant notamment une meilleure prise en compte de l’environnement. Le terme « raisonné » a été préféré à « intégré » afin de rendre la notion plus compréhensible par le grand public et par les agriculteurs (éviter la confusion avec l’intégration économique).


L'Agriculture Raisonnée est-elle Durable ?
L’Agriculture Raisonnée est l'une des formes d’Agriculture Durable, répondant aux principes du Développement Durable, tels qu'ils ont été définis par la Conférence de Rio : « satisfaire les besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs ».
Il s’agit d’un engagement en faveur d’une agriculture à la fois économiquement viable, responsable vis-à-vis de l’environnement et socialement acceptable.
L’Agriculture Raisonnée, qui ne s'adresse pas à une élite mais bien à l’ensemble des agriculteurs (qu'elle encourage à mieux préserver l’environnement), est la forme la plus crédible et la plus reproductible d’Agriculture Durable.
En juin 2003, dans le cadre de la Stratégie nationale du développement durable, le gouvernement français s’est fixé l’objectif de 30 % d’exploitations françaises qualifiées à l’horizon 2008.


Quelle différence entre Agriculture Raisonnée et Agriculture Biologique ?
Ces deux formes d’agriculture partagent un objectif commun : celui de produire en respectant l’environnement. Sur le plan technique, la principale différence est que l’Agriculture Raisonnée ne s’interdit pas l’utilisation de produits chimiques de synthèse.
Ainsi, pour la protection des cultures contre les maladies ou les ravageurs, ceux-ci peuvent être utilisés lorsque d’autres méthodes de lutte (lutte biologique, protection mécanique...) s’avèrent inefficaces. Quelles que soient les techniques, leur mise en œuvre est toujours précédée d’un diagnostic précis et d’une évaluation rigoureuse.
L'Agriculture Raisonnée a vocation à concerner un très grand nombre d'agriculteurs, afin de concilier quantité, qualité, prix et respect de l'environnement.
L’Agriculture Biologique répond à la demande de consommateurs qui souhaitent acheter des produits obtenus sans emploi de produits chimiques de synthèse. Elle est pratiquée sur près de 1,5% des surfaces cultivées et bénéficie du logo "AB".


Agriculture Raisonnée : intensive ou extensive ?
L'Agriculture Raisonnée a vocation à être productive et respectueuse de l’environnement, c'est-à-dire à permettre de répondre aux besoins de l’ensemble de la société. Mais elle n'est pas productiviste, car elle prend en compte, en amont des objectifs de production, d'autres facteurs comme l’environnement, la qualité, l’emploi... Par définition, l'Agriculture Raisonnée tient compte des conditions de sol, de climat, d'environnement économique et social...
Elle n’oppose pas agriculture intensive et extensive qui sont complémentaires sur la plus grande partie du territoire. Selon les régions et les situations, elle pourra donc être intensive ou extensive, et parfois les deux sur une même exploitation, en fonction des productions et des caractéristiques des sols (potentiel agronomique, pente, situation par rapport aux cours d’eau...).


Pratiquer l’Agriculture Raisonnée revient-il plus cher ?
Il n’y a pas de règle générale. Apporter aux plantes leurs justes besoins en alimentation, sans gaspillage et ne pas faire de traitement inutile peut permettre des économies d'intrants (engrais, produits de protection des plantes, eau), donc une réduction des coûts.
En revanche, l’Agriculture Raisonnée coûte souvent plus cher en services (temps d’observation, analyses, logiciels, conseils de techniciens...), ou par l'emploi de produits plus spécifiques qui peuvent être plus coûteux.
En outre, des investissements spécifiques en matériels, aménagements ou formation peuvent être nécessaires, notamment pour la prévention des pollutions, ce qui représente souvent un coût sans contrepartie en productivité.
C’est donc au cas par cas que l’agriculteur évalue le coût pour mettre son exploitation en conformité avec le Référentiel de l’Agriculture Raisonnée.


Quel est l’intérêt pour un agriculteur de se qualifier ?
Malgré les coûts inhérents à la qualification (mises en conformité, conseils et audits), la démarche de qualification Agriculture Raisonnée est de nature à :
- renforcer la confiance des consommateurs par la garantie des modes de production
- constituer un formidable outil de gestion et de pilotage de l’exploitation, véritable démarche de progrès et de développement qui permettra la généralisation des bonnes pratiques
- assurer un meilleur accès aux marchés
- contribuer au développement durable en s’inscrivant dans une approche économique, sociale et environnementale
- apporter la preuve du respect de nombreux engagements et ainsi anticiper sur des contrôles dans le cadre de la conditionnalité des aides PAC à venir.

A l’issue de cette qualification, l’amélioration de la gestion globale de l’exploitation ne peut être que bénéfique aux agriculteurs. Collectivement, c’est une façon de se différencier de nos concurrents commerciaux sur bon nombre de produits (basiques, élaborés, qualité…) en garantissant les modes de production.


Quel est l’intérêt de l’agriculture raisonnée pour la société ?
Le développement de l’agriculture raisonnée permettra de répondre aux attentes de la société et notamment par :
-Une meilleure prise en compte de l’environnement. Les pratiques de l’exploitation sont passées au peigne fin au travers du référentiel. L’impact sera d’autant plus important qu’il s’agit d’une démarche qui concerne l’ensemble des agriculteurs. Toutes les régions et productions sont concernées.
- La transparence des pratiques. Toutes les interventions sont enregistrées, les contrôles sont effectués par un Organisme Certificateur indépendant.
-La sécurité sanitaire grâce à l’application des règles de bonnes pratiques et la traçabilité complète pour retrouver l’origine d’un problème le cas échéant.


L'Agriculture Raisonnée est-elle pratiquée ailleurs en Europe ?
L’Agriculture Raisonnée, appelée «Integrated Farming » est en développement rapide en Europe. Pour éviter les distorsions de concurrence entre producteurs et protéger les consommateurs, l'Europe doit adopter des règles communes claires car déjà plusieurs pays ont des dispositifs réglementaires ou commerciaux allant parfois jusqu’à la commercialisation sous une même marque.
L’association européenne EISA (European initiative for sustainable development in agriculture), dont FARRE est membre, a rédigé en janvier 2001 le « Codex européen de l’Agriculture Raisonnée » repris depuis par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'Agriculture et l'Alimentation) pour établir des pratiques durables en agriculture.
En juillet 2003, EISA a élaboré une proposition de cahier des charges européen de l’agriculture raisonnée.

Source : www.farre.org , le Forum de l’Agriculture Raisonnée Respectueuse de l’Environnement.

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Petits feuilletés à l'olive noire

Pour une vingtaine de petits feuilletés :

- 1 pâte feuilletée (artisanale c’est mieux ! pur beurre en tout cas.)

- 1 pot de pulpe de cailletier (olive noire niçoise)

- herbes de Provence

recette plein de symbole des scourtins provençaux
Scourtin, scourtinerie... mais qu’est-ce donc ?

Le logo de Première Pression Provence symbolise les fameux scourtins provençaux (souvent appelés « escourtins », qui signifie « cabas »).

Ces paniers circulaires autrefois fabriqués en fibres végétales étaient remplis de pâte d’olive puis empilés les uns sur les autres. On les plaçait ensuite sous la presse afin d’extraire la première pression des olives...

 
Recette des « Petits scourtins aux olives noires de Nice »
 
En cuisine :

Préchauffer le four à 200°C. Etaler la pâte, la recouvrir d’une fine couche de pulpe d’olive.
Rouler bien serré en partant d’une extrémité jusqu’à former un boudin de pâte.
Découper de fines rondelles pour former les petits scourtins tourbillonés.
Enfourner une quinzaine de minutes et servir lors d’un pique-nique en racontant l’histoire des scourtins de Provence...

À Nyons, en Drôme Provençale, la scourtinerie existe toujours !
Vous avez peut-être remarqué un joli tapis en fibre végétale sur le sol de chaque boutique PPP, ils sont faits comme autrefois !

Pour en savoir plus ou visiter la scourtinerie cet été : http://www.scourtinerie.com/